So long

14 jours.

14 jours après mon retour sur le sol américain, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour obtenir mon CPL multi.

Test que j’ai passé avec le même examinateur que pour l’initial CPL single…  Un vieux de la vieille, qui est plutôt connu pour aller très « deeply » dans ses checkrides.

Un examinateur réglo, et finalement très sympa lorsqu’on le connait un peu. Un captain de l’aviation d’affaires qui a quelques centaines de pages de son carnet de vol probablement déjà bien noircies… 25 ans de métier… Bref quelqu’un qui vous apprend toujours des choses même lorsque vous êtes censé être examiné. Un pédago…

Ce deuxième volet américain, plutôt inattendu touche donc ce soir à sa fin.

J’ai vu le désert, les canyons et leurs températures tueuses de perfo, l’océan et l’immensité des villes américaines, les airspaces surchargés, les volcans et les failles sismiques, j’ai survolés les îles et me suis posé près des lacs, j’ai vu les montagnes et les plaines arides, la cote ouest du nord au sud, me suis posé sur les terrains parmi les plus grands du pays et du monde…Plus de 200heures, des centaines d’atterrissages de jour comme de nuit, par tempête de ciel bleu ou aux minimas au bout d’un ILS finement volé.

L’année se termine, cette aventure aussi. Définitivement.

Ce soir j’ai rempli tous mes objectifs américains, et vécu des choses que je n’aurais jamais soupçonné.

Rencontré des personnes d’horizons et expériences très différents, volé sur des machines inaccessibles en France, découvert des terrains improbables, perdus au beau milieu de nul part.

J’ai parfois serrés les dents, dans les turbulences désertiques, ou au dessus des montagnes coincé sous les cumulus, regardant les réserves de pétrole s’amenuisant inexorablement.

J’ai ri, en vol comme au sol.

C’était une expérience merveilleuse, fabuleuse, extraordinaire et c’est le cœur serré que j’écris ces lignes.

Ces mots que je n’ai pas su écrire le soir de ma première qualif professionnelle.

Ce pays ne cessera jamais de m’étonner, et si je ne sais pas quand est-ce que je refoulerai à nouveau les pistes américaines, je suis persuadé que mes ailes me porteront dans ce pays un jour.

Merci les États Unis… So long California.

A bientôt sur mes lignes…. Sur jet !

Into the Wild…… Again!

Les nouvelles de ce mois de novembre furent inexistantes sur mon blog, et pourtant nombreuses dans ma vie.

Je suis donc fièrement rentré en France le 5 novembre, le papier blanc provisoire stipulant que j’étais pilote professionnel en main.

Un CPL-IR-SE tout frais, tout neuf.

Je suis rentré, et je l’ai fêté comme il se devait. Un mois plus tard, je dois encore un peu avoir la gueule de bois.

Et puis, un soir, un dîner anodin. Des gens que je connais, d’autres un peu moins voire pas du tout…

Une discussion, une rencontre, de la chance, du culot, le bon endroit au bon moment sans doute.

Une proposition d’emploi qui en découle dans les jours qui suivent.

On parle ici d’aviation d’affaires… On parle de jet.

Un jet avec bien sur, deux réacteurs, et moi qui n’ai qu’un CPL-IR mono…

Je n’hésite pas, je dois repartir aux États Unis, et passer cette qualif qui ne me semblait pas utile pour ma conversion.

Un mois, jour pour jour après mon dernier message sur ce blog, je vous écris à nouveau depuis les États Unis.

Je suis arrivé hier soir, après 13heures de vol ( MRS-CDG-LAX ).

Et à peine arrivé en Californie, j’ai sauté à nouveau dans un avion, et me suis ramené moi même de LAX jusqu’à San Diego.

C’est l’Amérique comme dirait l’autre…

Je jette mes valises dans le Cessna172 amené par un des instructeurs de l’école, et je m’installe aux commandes.

Les reflex sont là, je retrouve la phraséologie américaine sans un soupçon d’hésitation. Que c’est bon…

Que c’est bon de s’annoncer à nouveau sur les fréquences US.

Que c’est bon de revoler dans le ciel californien.

Sur ma droite le soleil termine sa course quotidienne, de fines couches de stratus enveloppent à tout allure la côte ouest américaine.

La lumière est somptueuse, et je retrouve ce sentiment de Liberté que je ne connais pas en France.

Je repense à la conversation téléphonique avec l’agent de réservation d’Air France, me demandant si j’avais besoin d’une voiture de location à mon arrivée.

Je lui avais répondu un « non » poliment, tout en souriant. Sachant que mon « véhicule de loc’  » était déjà prévu et ne serait rien d’autre qu’un Cessna172…

Je réalise que voler est devenu tellement naturel.

Je suis en train d’en faire mon métier, et si je ne cris pas victoire, tout de même, je ne vais pas me plaindre…

J’ai sorti les cartes de navigation pour la forme… Je me rappelle encore de toutes les fréquences, les cap, les alti.

Nous avons décollé en VFR mais très vite je demande une clairance IFR.

La visi se casse la gueule, et la nuit nous enveloppe déjà de son manteau d’étoiles.

« Clear to land runway two-seven-right! »

Je souris.

Ce matin j’ai attaqué mon premier briefing sur le multi moteurs avec mon nouvel instructeur.

Je me suis payé le luxe de choisir moi même celui qui me formerait, un français, que je connaissais déjà bien, Captain dans l’aviation d’affaires, je sais qu’il me donnera les bons tuyaux de l’aviation corporate.

Demain, je rajouterai un second moulin à mes ailes.

Deux hélices…. Avant de peut être définitivement passer sur jet.

Pour l’heure, je redis à nouveau bonjour à « Gillespie », « SoCal », et je ne peux m’empêcher de sourire.

Rien n’a changé, j’ai à la fois le sentiment d’être rentré en France il y a des années, et d’un autre côté la sensation de n’être jamais vraiment parti.

Je regarde autour de moi, et je me dis que peut être, une fois qu’on y a goûté…. Le « Wild » ne nous quitte jamais vraiment.

A bientôt sur mes lignes…

Pilote pro’!

Je ferais court ce soir, car la fatigue de 5 mois de vols, de travail, de questionnements, de doutes parfois, mais aussi de moments exceptionnels, me tombe soudainement dessus.

Je suis exténué, mais si vous saviez les amis, à quel point ce soir je suis heureux, soulagé, et aussi bien sur, un peu fier de moi.

Car ce soir, pour cette dernière nuit aux États Unis, je savoure ma licence flambant neuve…. De pilote professionnel.

A bientôt sur mes lignes…

Aspettami

« Frà pocu, partiro
Per una terra a me lontana
Encora una anno
Per vedere i tuoi colori
Encora una anno
Per podere sentire
I tuoi profumi
I tuoi suoni
Aspettami
Perché io per te
Sempre ritornerò
Aspettami… »

Bientôt… Je partirai.

Dans quelques jours, cette aventure de 5 mois va s’achever.

Je ne compte plus les heures passées dans l’avion, les approches volées, les atterrissages effectués, pas plus que je ne peux quantifier les kilomètres parcourus.

La mélancolie du départ commence à doucement me gagner. Je regarde les 2000 photos prises durant ce séjour, et je ne peux que vibrer.

Les souvenirs reviennent, égarés dans un coin de ma mémoire, tant ils furent nombreux.

Je relis mes écrits, et je me souviens.

A quelques jours du retour, j’ai le sentiment d’être arrivé la semaine dernière, comme si je m’étais perdu dans un trou noir du temps de plusieurs mois. Mais les souvenirs, les écrits, les photos et vidéos ravivent ces instants.

Ces moments précieux, extraordinaires, riches en émotions, tellement à part et grandioses que peux d’adjectifs conviennent pour les décrire.

Je regarde en arrière, sur le chemin parcouru, sur cette chance insolente que j’ai su saisir, sur cette page de ma vie qui restera ouverte probablement pour des dizaines d’années.

Plus que des cours de pilotage, c’était une leçon de vie.

L’expatriation.

Vivre seul et loin de tout repère, de tout confort familliale.

Loin des siens et à la fois proche des autres.

Car à l’autre bout du monde, par delà les frontières linguistiques et culturelles, les « autres » deviennent les « nôtres ».

On se construit nos propres repères, des liens humains très forts se tissent, faisant tomber les barrières, oubliant les différences d’âges, d’origines et de nationalités.

Ici nous étions tous pilotes.

Tous réunis par la même passion, et certains liés par une vocation commune.

Ces inconnus, devenus des amis, une sorte de famille éphémère.

Ces êtres devenus chers, sans qui tous ces fabuleux moments vécus n’auraient pas eu la même saveur.

Ces amis qui ont su pousser l’imagination, développer une certaine créativité aérienne.

On a baroudé, on a volé, on a profité… Clairement, on peut le dire, nous avons vécu.

Les États Unis, ce pays si complexe, si différent du nôtre, cette super puissance qui 250 ans plus tôt, puisait les fondements de sa Constitution dans celle de mon île natale, goûte d’eau posée au milieu de la mer, la Corse.

Cette terre « Des libres et patrie des braves », qui a permise à des étrangers comme moi, de vivre une expérience unique et d’une richesse indéfinissable.

Ce pays, comme le nôtre, n’est pas parfait.

Mais lorsque le moteur tourne, lorsque nos petites ailes quittent le nouveau continent, les perspectives changent, et un réel sentiment de Liberté absolue vous prend aux tripes.

Car ici, dans cet immense ciel américain, tout devient possible.

Et moi, nous, eux, tous autant que nous sommes ou étions, avons profité de cette Liberté inouïe.

L’Aventure s’achève très bientôt, pour laisser place à de nouvelles perspectives, de nouvelles histoires, une nouvelle tranche de vie.

Mais lorsqu’on a goûté à pareil paradis, et que désormais chaque chose prend une allure de « dernière fois », on ne peut que rêver à nouveau d’une fois prochaine.

Le poème corse du début de cet article, évoque justement ce retour futur.

Il parle du temps qui s’écoulera avant de pouvoir retrouver cette Terre tant aimée, ses senteurs, ses couleurs.

Il implore son pays de l’attendre, (le titre signifiant en corse « Attends moi »), car quoi qu’il arrive, il reviendra, il retournera sur cette Terre qui ne quittera jamais son esprit.

Merci les États Unis, merci à ce pays qui m’a donné ma chance, et m’a permis de vivre en quelques mois, ce que peu de pilotes vivront en une vie.

Bientôt…. je reviendrai.

A bientôt sur mes lignes…

Dédié à Thierry, Thomas, Ian, Johaness, Mike, Gauthier, Stephen, Laurent, Rudy, Guillermo, Stefano, Mark, et à toutes celles & ceux, qui de près ou de loin, ont changé ma vie.

Pause

Je ne pensais pas recevoir autant de message m’encourageant à poursuivre mon blog, alors je le maintiendrai à jour bientôt.
Mais pendant le CPL, une pause s’impose.

A bientôt sur mes lignes….

Escale Partie II/II

Dès la sortie du FBO, je retrouvais mes têtes connues, et les autres.

Magie de ce métier, il ne faut généralement pas longtemps pour connaitre les prénoms de tout le monde, et sentir l’ambiance générale au sein de l’équipage.

Lorsqu’en escale, un équipage complet décide de faire la même activité, c’est qu’il y a une excellente cohésion et une très bonne ambiance.

Je grimpais dans la Jeep décapotable louée par mon ami, et me présentais rapidement à l’un des chef de cabine et aux deux autres Stew’ présents.

Une fois dans la bagnole, notre petit convoi Made in Air France filait tout droit vers les Studios d’Universal.

Le ciel se dégageait et laisser présager une magnifique journée.

Arrivé aux Studios, je fis la connaissance du reste de l’équipage.

Je racontais un peu mon histoire, comment est-ce que j’avais quitté ma France natale pour venir voler aux US, les expériences uniques que j’avais vécu ici. L’accueil fut on ne peut plus chaleureux, et fut directement « absorbé » au sein du Crew.

Dans un avion, on ne se vouvoie presque jamais, et les « tu », ou bien encore les prénoms de chacun deviennent spontanés.

La journée se déroulait aux rythmes des attractions, de Jurassic Park en passant par les Simpsons ou bien la Momie, bref c’est vraiment quelque chose à faire dans le coin, pour celles et ceux qui aiment les bonnes sensations.

Après une après midi à mettre nos émotions en émois et à se faire tremper de la tête aux pieds plusieurs fois d’affilées, nous prenions le cap retour vers l’Hôtel.

Et surprise du chef, qui connaissait bien le coin, emmena le convoi sur un petit sentier perdu dans les collines de Los Angeles pour nous retrouver à quelques centaines de mètres du très célèbre panneau Hollywood…

Moi, je leur réservais la surprise de revenir devant ce même panneau, le lendemain… Par la voie des airs.

De retour à l’hôtel, et malgré le décalage horaire qui avait déjà emporté pas mal des membres du Crew durant le trajet retour, nous nous retrouvions tous pour répondre à l’invitation traditionnelle du Pot Équipage.

Dans les escales comme LAX, où découchent simultanément entre 3 et 4 équipages complets tous les jours, il n’est pas rare de trouver une chambre un peu spéciale, entièrement réservée à la compagnie et son personnel, afin qu’ils puissent s’y retrouver, se détendre et faire connaissance.

Ça fait partie encore des très bons côtés de ce boulot, où hommes et femmes, hôtesses, steward ou pilotes se retrouvent.

L’uniforme resté dans la chambre, les masques tombent.

On s’assoie au hasard d’une conversation, et parfois sans le savoir, faisons des rencontres que nous n’oublierons jamais.

Les gens se disent bonjour, bonsoir, sans se connaitre, sans réellement savoir qui est qui et qui fait quoi.

Mais il y a cette ambiance un peu familliale, ce lien d’appartenir à la même compagnie, et au final de faire le même métier.

L’éloignement, la fatigue, la famille et les amis qui manquent, pèsent parfois très lourd sur le cœur de certains, le pot équipage devient un moment très particulier, où des liens, plus ou moins forts se tissent.

Ce qui est marrant dans ce milieu, c’est que l’on rencontre toujours les amis de nos amis, qui sont eux mêmes amis avec d’autres amis etc etc…

C’est une famille minuscule, tout le monde se connait.

Au hasard d’une table où le vin coulait plus fort que sur les autres, je m’asseyais sans le savoir en face de deux copi d’équipages différents.

Il nous a pas fallu longtemps pour comprendre que nous étions tous les 3 pilotes.

Nos profils étaient différents, et nos expériences aussi, et pourtant, d’égal à égal nous avons passé la soirée à discuter, raconter nos petites anecdotes, nos histoires et notre vécu.

Toujours la même réaction stupéfaite en apprenant que j’avais posé les roues de mon C172 en parallèle des grandes godasses de leur 777 à LAX fin septembre.

Et moi, toujours le même plaisir à les écouter parler de leur bureau que je convoite depuis tant d’années. Non pas que je sois un grand fana du Long Courrier, mais un cockpit reste pour moi un cockpit, d’un beech au 777.

Magie des réseaux sociaux, nous nous échangeâmes rapidement nos contacts, avant de retourner chacun dans nos petit nid.

Car c’est aussi ça une rotation.

C’est éphémère, les gens apprennent à se connaitre, parfois s’apprécient, parfois s’ignorent.

Parfois certain(e)s accrochent plus que d’autres, parfois l’équipage reste soudé jusqu’au bout, et d’autres se désolidarisent à la moindre occasion.

C’est un mélange de caractères, un melting pot de personnalités.

Le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux à découvrir de nouvelles têtes qui n’avaient pas trouvé la force de venir prendre un verre au « Pot », j’emmenais 3 compères dans mon humble Cessna 172, leur faire découvrir ce que la Notice Escale ne leur décrit pas.

Los Angeles vu du ciel. Et en gros plan.

Bien sur, après avoir remonté la côte de Newport Beach jusqu’à Santa Monica, en passant par l’inénarrable LAX Mini-Route Transition à 2500ft au dessus du 6ème aéroport mondial, nous sommes rentrés dans les terres, près du centre d’affaires de L.A.

Et après avoir posé devant le fameux panneau Hollywood, aujourd’hui nous le survolions de près, pour le plus grand plaisir de mes passagers.

Après cette petite balade hollywoodienne, et un deuxième passage entre les « Heavy » en finale et au départ de LAX toujours à 2500 pieds vous vous en doutez, je demandai à SoCal quelle était l’altitude minimum autorisée en VFR sous Flight Following au dessus du trait de côte ?

Réponse immédiate : « As low as you want. »

Sweeeeeeeeet!!

Du radada dans le désert en classe G, j’en avais déjà fait un certain nombre de fois, voir un nombre de fois certain!

Mais là comme ça, à 100 pieds au dessus des plages de LAX jusqu’à Santa Ana, c’était complètement fou.

Point de photos, ni de vidéo, nous avons gardé ce moment pour nous et je vous prie de me croire qu’il était particulièrement intense.

Plus de 50 nautiques en rase motte, les plagistes nous faisant de grands gestes des bras pour nous saluer, ou bien encore les surfeurs levant la tête pour voir ce qui leur passait au dessus de la tête.

Survoler à plus de 140 nœuds les immenses déferlantes s’étalant sur les dizaines de kilomètres des plages californiennes , j’étais à peu près certains qu’ils ne l’avaient jamais fait avec leur 777…. !

Et vu leurs sourires de grands enfants, je ne devais pas être trop loin de la vérité.

Nous étions tellement bas, qu’à chaque changement de fréquence nous étions obligés de reprendre 500 pieds pour avoir droit au « Radar Contact ».

Mémorable…

Après avoir ramené au sol tout c’beau monde, nous avons pris une voiture équipage gracieusement prêtée par mon FBO ( une petite Ford Mustang décapotable s’iouplait… ) et avons mis le cap sur Huntington Beach, afin de déguster un bon burger sous le fort soleil californien.

Et dire qu’en France ils annoncent encore des grèves…

Nous avons refait notre vol et le monde une ultime fois, et puis nous nous sommes dit au revoir.

C’est à chaque fois le même sentiment. On aimerait que ça ne s’arrête jamais, on serre des mains, fait des bises, notons des numéros de portables, des mails, des contacts facebook.

On se dit à la prochaine, quelque part dans un avion ou en escale.

Le hasard des rotations est parfois très surprenant.

Et puis on tourne les tallons et chacun retourne à sa petite vie.

Moi je remonterai dans mon 172 pour San Diego, et eux ramèneront quelques 350 passagers sur Paris, après 10 heures de vols.

Au petit matin, une fois débarqués, quelques part dans un sous sol de la Cité PN à CDG, ils se diront au revoir, comme on s’est dit à la prochaine, ici en Californie.

Promesses de se revoir, de refaire un vol ensemble.

Pourtant, malgré l’intensité d’une escale plutôt unique, on ne se reverra probablement jamais, ni moi ni les autres, à part les amis qu’on avait déjà.

On se recroisera surement un jour, et c’est à peine si on se reconnaitra.

C’est ça une escale.

Intense, mais éphémère.

A bientôt sur mes lignes…