Into the Wild…… Again!
Les nouvelles de ce mois de novembre furent inexistantes sur mon blog, et pourtant nombreuses dans ma vie.
Je suis donc fièrement rentré en France le 5 novembre, le papier blanc provisoire stipulant que j’étais pilote professionnel en main.
Un CPL-IR-SE tout frais, tout neuf.
Je suis rentré, et je l’ai fêté comme il se devait. Un mois plus tard, je dois encore un peu avoir la gueule de bois.
Et puis, un soir, un dîner anodin. Des gens que je connais, d’autres un peu moins voire pas du tout…
Une discussion, une rencontre, de la chance, du culot, le bon endroit au bon moment sans doute.
Une proposition d’emploi qui en découle dans les jours qui suivent.
On parle ici d’aviation d’affaires… On parle de jet.
Un jet avec bien sur, deux réacteurs, et moi qui n’ai qu’un CPL-IR mono…
Je n’hésite pas, je dois repartir aux États Unis, et passer cette qualif qui ne me semblait pas utile pour ma conversion.
Un mois, jour pour jour après mon dernier message sur ce blog, je vous écris à nouveau depuis les États Unis.
Je suis arrivé hier soir, après 13heures de vol ( MRS-CDG-LAX ).
Et à peine arrivé en Californie, j’ai sauté à nouveau dans un avion, et me suis ramené moi même de LAX jusqu’à San Diego.
C’est l’Amérique comme dirait l’autre…
Je jette mes valises dans le Cessna172 amené par un des instructeurs de l’école, et je m’installe aux commandes.
Les reflex sont là, je retrouve la phraséologie américaine sans un soupçon d’hésitation. Que c’est bon…
Que c’est bon de s’annoncer à nouveau sur les fréquences US.
Que c’est bon de revoler dans le ciel californien.
Sur ma droite le soleil termine sa course quotidienne, de fines couches de stratus enveloppent à tout allure la côte ouest américaine.
La lumière est somptueuse, et je retrouve ce sentiment de Liberté que je ne connais pas en France.
Je repense à la conversation téléphonique avec l’agent de réservation d’Air France, me demandant si j’avais besoin d’une voiture de location à mon arrivée.
Je lui avais répondu un “non” poliment, tout en souriant. Sachant que mon “véhicule de loc’ ” était déjà prévu et ne serait rien d’autre qu’un Cessna172…
Je réalise que voler est devenu tellement naturel.
Je suis en train d’en faire mon métier, et si je ne cris pas victoire, tout de même, je ne vais pas me plaindre…
J’ai sorti les cartes de navigation pour la forme… Je me rappelle encore de toutes les fréquences, les cap, les alti.
Nous avons décollé en VFR mais très vite je demande une clairance IFR.
La visi se casse la gueule, et la nuit nous enveloppe déjà de son manteau d’étoiles.
“Clear to land runway two-seven-right!”
Je souris.
Ce matin j’ai attaqué mon premier briefing sur le multi moteurs avec mon nouvel instructeur.
Je me suis payé le luxe de choisir moi même celui qui me formerait, un français, que je connaissais déjà bien, Captain dans l’aviation d’affaires, je sais qu’il me donnera les bons tuyaux de l’aviation corporate.
Demain, je rajouterai un second moulin à mes ailes.
Deux hélices…. Avant de peut être définitivement passer sur jet.
Pour l’heure, je redis à nouveau bonjour à “Gillespie”, “SoCal”, et je ne peux m’empêcher de sourire.
Rien n’a changé, j’ai à la fois le sentiment d’être rentré en France il y a des années, et d’un autre côté la sensation de n’être jamais vraiment parti.
Je regarde autour de moi, et je me dis que peut être, une fois qu’on y a goûté…. Le “Wild” ne nous quitte jamais vraiment.
A bientôt sur mes lignes…







Bonne chance pour la ME ! Et pour l’emploi qui va avec !